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La Bonne Semence

J’ai donc parlé, et sans comprendre, de choses trop merveilleuses pour moi… Mon oreille avait entendu parler de toi, maintenant mon œil t’a vu : C’est pourquoi j’ai horreur de moi, et je me repens dans la poussière et dans la cendre.
Job 42. 3, 5-6
Job et ses amis (3)

Après avoir entendu le premier discours de Job, ses trois amis prennent successivement la parole. Le premier insiste sur la valeur de l’expérience, le deuxième s’appuie sur la tradition, le discours du troisième respire le légalisme. À eux trois, ils insinuent clairement que Job est l’objet d’une punition qu’il a sûrement méritée. Leurs discours ont une belle apparence, mais sont inadaptés au cas de Job, et ne font qu’accentuer sa douleur jusqu’au désespoir. Job rappelle sa conduite réellement juste et pieuse. Poussé à bout, il déclare amèrement que Dieu le frappe injustement.

Un quatrième personnage entre alors en scène. Son message différent revendique la souveraineté du Dieu très-haut, et sa sagesse, bien au-dessus des pensées humaines (Job 32 à 37). Il fait comprendre à Job que c’est une folie de remettre en question ce que Dieu fait, et de chercher à se justifier au lieu de reconnaître que Dieu n’a de comptes à rendre à personne.

Enfin, Dieu lui-même parle à son serviteur (Job 38 à 41). Il ne lui présente pas d’explication pour ses épreuves, mais se révèle à lui comme le Dieu tout-puissant, le Créateur, merveilleux dans la grandeur de ses œuvres et de ses pensées, ce qui devrait faire taire toute contestation dans les cœurs.

Job écoute, il comprend, il adore. Il prononce enfin son dernier discours, fruit précieux et aboutissement de cette douloureuse épreuve (verset du jour). Job reconnaît son néant et sa folie, il s’incline devant la souveraineté de son Créateur. Et, l’épreuve ayant produit son résultat, Dieu le délivre et le bénit richement.

(fin)

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