La Bible traduction J. N. Darby révisée est disponible.
Commandez directement sur notre site boutique.editeurbpc.com
Bannière
La foi... d'une génération à l'autre ?
G. André

En s’adressant pour la première fois à Achab, et plus tard à Abdias, Élie parle au nom de « l’Éternel devant qui je me tiens » (1 Rois 17. 1). Sauf son origine, Galaad, au-delà du Jourdain, nous ignorons tout de son histoire antérieure. Mais la Parole se plaît à souligner que cet homme se tient devant Dieu, dans sa présence, dans sa lumière.

Quelles en sont les conséquences ?

La communion

Cette « part avec Dieu », Élie doit la vivre plus profondément. L’Éternel l’envoie tout d’abord au torrent du Kerith, où, malgré la famine, il sera pourvu à ses besoins, dans la solitude avec lui.

Au bout d’un certain temps le torrent tarit, et Dieu invite le prophète à se rendre en Sidonie chez une femme veuve. Quelles ressources va-t-il y trouver ? La femme montre sa foi, simple mais réelle, en faisant « premièrement » pour Élie un petit gâteau du peu de farine et d’huile qui lui restait (1 Rois 17. 13). Dans cette famille, Élie va vivre un temps prolongé, jouissant avec la veuve des bienfaits que la fidélité de l’Éternel procure, communion partagée, puis expérience magnifique de la puissance de Dieu pour donner la vie.

L’obéissance

Quatre fois l’Éternel dit à Élie : « Va » : Au Kerith (1 Rois 17. 3), à Sarepta (1 Rois 17. 8-9), pour se montrer à Achab (1 Rois 18. 1-2), pour revenir sur ses pas, après s’être égaré (1 Rois 19. 10-11). Il était relativement facile d’obéir pour aller au Kerith ou à Sarepta, malgré l’incertitude des moyens de subsistance qui s’y trouveraient. Une obéissance totale était nécessaire pour se rendre auprès d’Achab, qui cherchait sa vie ; et une humiliation réelle devant la discipline divine, pour retourner sur ses pas.

Dans aucun cas le prophète n’a hésité.

La hardiesse

La communion avec Dieu et l’esprit d’obéissance pouvaient seuls donner à Élie l’autorité morale nécessaire pour se présenter hardiment devant ceux vers qui l’Éternel l’envoyait. Il n’avait pas craint d’annoncer à Achab la sécheresse (1 Rois 17. 1). Lorsque le roi, exaspéré par des années de famine et l’échec de ses efforts pour mettre à mort le prophète, cherche en vain de la nourriture pour ses chevaux, Élie n’a pas peur d’aller à sa rencontre. Il l’accuse de troubler Israël « parce que vous avez abandonné les commandements de l’Éternel, et que tu as marché après les Baals » (1 Rois 18. 18). Ce n’est pas le roi, mais l’homme de Dieu qui commande ! Il ordonne de rassembler au Carmel tous les prophètes des idoles. Achab ne peut que céder.

Quelle hardiesse, lorsque, sur la montagne, Élie doit affronter les quatre cent cinquante prophètes de Baal et proposer le test du feu du ciel sur le sacrifice (1 Rois 18. 22-24) !

Un homme de prière

À l’arrière-plan, la prière avait toute sa place. Jacques 5. 17-18 le rappelle. « Élie pria avec instance qu’il ne plût pas, et il ne tomba pas de pluie sur la terre durant trois ans et six mois ; et il pria de nouveau, et le ciel donna de la pluie, et la terre produisit son fruit ».

Le prophète prie aussi pour la résurrection du fils de la veuve de Sarepta. Il prie au Carmel pour que le feu d’en haut tombe sur le sacrifice : « Réponds-moi, Éternel, réponds-moi, et que ce peuple sache que toi, Éternel, tu es Dieu » (1 Rois 18. 37).

Il prie enfin sept fois de suite pour que la pluie vienne sur la terre et ramène la bénédiction (1 Rois 18. 42-45).