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La Bonne Semence

Or il se trouvait là un homme qui avait une main paralysée. Ils interrogèrent Jésus : “Est-il permis de guérir, le jour du sabbat ?” afin de l’accuser.
Matthieu 12. 10
La main paralysée

De nombreuses expressions concernent l’usage de la main : on donne un coup de main ; on force la main ; on passe la main ; on a la main heureuse ou malheureuse, la main légère ou lourde. En effet, la main joue un grand rôle dans nos vies, elle symbolise le travail et les relations humaines. Elle sert à donner, à recevoir ; on la demande ; on la tend ; elle caresse ou elle frappe.

L’évangile nous parle d’un homme qui avait la main paralysée. Jésus le rencontre dans une synagogue un jour de sabbat. Au grand dépit de ceux qui s’indignent de voir une guérison s’opérer un tel jour, Jésus ordonne à l’homme handicapé d’étendre sa main, et elle est immédiatement guérie.

Un membre mort est inutile, encombrant, handicapant même. Au plan moral, ces mains paralysées sont celles qui refusent de se tendre, de donner. Des mains inutiles, inactives, privées de vie et de mouvement. Paralysées aussi les mains qui devraient se tendre vers Dieu, dont les doigts ne se joignent plus pour la prière. Pourquoi donc tant de mains moralement inertes ? Tout simplement parce que les cœurs sont secs et n’arrivent plus à s’émouvoir ni du malheur d’autrui ni de l’amour de Dieu. Et quand le cœur est trop sec, les mains le sont également, car la pensée commande le geste. L’action résulte du mouvement de l’âme.

Qui en réalité avait “la main paralysée” dans la scène qui est devant nous ? C’étaient ceux qui blâmaient Jésus de faire ce miracle ! Mais bien vivantes étaient les mains du Seigneur quand il ordonnait à ce pauvre homme d’étendre la main pour le guérir.

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