La Bonne Semence
C’est un haut sommet des Alpes suisses, qui culmine à 3970 m. Sa face nord s’élève sur 1650 m de dénivelé. Les pires tempêtes peuvent se déchaîner sur elle, mais dès que le ciel se découvre, elle réapparaît, grandiose sous les rayons du soleil. Sa masse rocheuse impressionnante de puissance et de stabilité fait penser à notre Dieu, “en qui il n’y a pas de variation ou d’ombre de changement” (Jacques 1. 17).
Le roi David parle de Dieu comme son rocher, sa forteresse (Psaume 31. 3-4). “Comme une protection contre le vent et un abri contre l’orage…, comme l’ombre d’un grand rocher dans un pays aride” (Ésaïe 32. 2), notre Dieu veut nous protéger au milieu de toutes les tempêtes de la vie.
Moïse devait rencontrer Dieu sur la montagne de Sinaï (Exode 19. 20). Amis chrétiens, nous aussi sommes appelés à “monter sur la montagne”, spirituellement, loin du monde et de ses préoccupations, pour nous approcher de Dieu. C’est dans le silence qu’on peut le rencontrer. Comment l’écouter dans le bruit ou la précipitation ? Jésus lui-même montait régulièrement sur une montagne pour prier son Père (Luc 6. 12). Prenons le temps de rechercher sa présence avec prière.
Cela demande des efforts : les hauts sommets comportent des sentiers escarpés où il faut alléger son sac à dos, laisser les fardeaux encombrants. Si le vertige, la crainte nous paralysent, regardons en haut vers le but, non pas en bas vers ce que nous laissons. Du sommet nous apparaîtra le chemin parcouru, et surtout un panorama merveilleux : l’infini de son amour pour nous !