La Bonne Semence
Une nuit, j’entends marcher dans le couloir de la maison. La porte de notre chambre s’ouvre et, alors que je m’apprête à raccompagner un de mes enfants au lit, je me trouve face à un cambrioleur, aussi surpris que moi ! D’un bond je me mets debout, mais il dévale déjà l’escalier, enjambe la fenêtre et s’enfuit dans la nuit. Je n’ai pas réussi à le rejoindre et, plusieurs fois, j’ai rejoué la scène, cherchant ce que j’aurais pu faire différemment pour qu’il soit arrêté. Et pourtant, à part une belle frayeur, il ne m’avait pas causé beaucoup de tort.
J’ai repensé à mon grand-père, un chrétien convaincu. Sa maison avait été vandalisée quelques années auparavant et il y avait eu dégâts et vols. Pourtant, sa première réaction avait été de remercier Dieu de ne pas être à la place des voleurs, puis de prier pour ceux qui avaient fait cela, parce qu’ils devaient finalement être très malheureux. Mon grand-père avait été ensuite très paisible, alors que je dois reconnaître avoir été longtemps préoccupé et tendu. Il avait su mettre en pratique cet enseignement de la Bible : “Ne rendez pas mal pour mal… mais au contraire bénissez”. En priant, en bénissant, c’est-à-dire en exprimant un vœu de bienveillance et de bonheur pour ses cambrioleurs, il avait été rempli d’une grande paix.
Prier pour ses cambrioleurs… cela peut paraître inadapté ou pas très raisonnable. Mais Dieu nous le propose, et il sait que ce comportement, calqué sur celui de Jésus, sera bon pour nous. Tout ce qu’il permet dans la vie des siens est “pour le bien de ceux qui aiment Dieu” (Romains 8. 28).