La Bonne Semence
1820. Deux missionnaires, Jones et Bevan, avec leurs épouses et deux jeunes enfants, débarquent sur l’île de Madagascar. Trois mois après, il ne reste plus que Jones, bien malade ; les cinq autres ont été emportés par la maladie ou l’empoisonnement. Jones continue seul, avec pour objectif la traduction de la Bible en malgache. Dès qu’il maîtrise suffisamment la langue, il favorise l’enseignement et annonce l’évangile avec quelques nouveaux missionnaires.
En 1824, 22 écoles sont ouvertes et l’intérêt pour l’évangile est réel, mais l’attachement aux traditions ancestrales reste très fort. Les missionnaires mettent les bouchées doubles pour traduire les Écritures. Ils se font aider de leurs élèves les plus doués. En 1826, une presse, expédiée d’Angleterre, arrive à Tananarive. La traduction de l’évangile de Luc paraît en 1828, puis rapidement tout le Nouveau Testament.
Mais une violente persécution oblige tous les missionnaires à quitter l’île, et les écoles sont fermées. Juste avant leur départ, en juin 1835, l’impression des premières bibles en malgache est achevée, et celle de quelques milliers d’évangiles, de recueils de cantiques et de livres scolaires.
Ainsi, en une quinzaine d’années un petit groupe de missionnaires, pourtant très affectés par la maladie et les deuils, fixent la langue malgache par écrit, enseignent des milliers d’enfants et traduisent la Bible dans une langue qu’ils ont dû apprendre seulement en l’écoutant. Mais que va devenir, sous la persécution, l’église malgache naissante ?